Blog 4: Comment animer des ateliers d’apprentissage à distance ET interactifs? (blog 4/4)

mardi, mai 4, 2021

Dans ce quatrième et dernier blog sur les changements pérennes, nous discutons de ce que nous avons appris en organisant des ateliers à distance et interactifs, avec des conseils pratiques pour prendre en compte le temps, la vision, la confiance, la technologie et incorporer des éléments ludiques.

Les ateliers présidentiels étant actuellement impossibles, nous avons dû trouver de nouvelles façons de favoriser le partage de connaissances. Cette année nous a donc obligés à entreprendre un long parcours d’apprentissage en relation avec les réunions virtuelles…

En parallèle, nous avons constaté que les réunions traditionnelles par le biais de présentations PowerPoint échouent souvent à générer un véritable apprentissage. L’un des défis que nous avons observés avec ces «présentations» est une attention particulière sur les réussites, avec des stratégies d’évitement pour parler des difficultés. Les réunions de type «présentation» signifient également que le public est assez passif: une personne présente, quelques personnes posent des questions, tandis que la grande majorité reste silencieuse.

Qu’avons-nous fait?

En réfléchissant aux expériences passées, nous avons réalisé que le meilleur moyen pour un apprentissage entre pairs et un échange honnête passe par des réunions présidentielles, où nous pouvons bâtir des relations de confiance et prendre le temps de discuter de questions délicates et complexes en profondeur. Alors, comment concevoir un atelier virtuel qui ressemble autant que possible à un atelier présentiel?

Voici 5 composants que nous avons pris en compte lors de nos ateliers virtuels:

1.     Le Temps

Nous avons organisé une série de quatre ateliers de 1h30, afin de maintenir un bon niveau d’énergie.

Les ateliers étaient organisés chaque semaine mais les jours fériés et d’autres évènements nous ont obligé à en reporter certains. Les participants nous ont indiqués qu’il aurait été préférable d’organiser des ateliers plus rapprochés, dans un laps de temps de deu semaines, avec deux ateliers par semaine. Cela aurait aidé à garder le cap et évité aux participants d’oublier ce qui a été discuté lors des ateliers précédents.

2.    La Vision

La série de quatre ateliers a été conçue comme un ensemble, pour garantir une voie d’apprentissage claire, avec des résultats précis. Les informations ont été partagées à l’avance afin que chacun visualise clairement les objectifs, la structure et les résultats attendus des ateliers. Tous les progrès ont été stockés sur un tableau blanc virtuel, qui a fonctionné comme une alternative aux tableaux blancs physiques.

3.    La Confiance

Parler des problèmes requiert un environnement de confiance. Ceci a été atteint en consacrant plus de temps que d’habitude aux ateliers (six heures d’atelier au total) et en organisant des groupes de travail entre collègues qui collaborent déjà étroitement.

Les interventions «ratées» ont été démystifiées: chaque équipe devait présenter une intervention qui n’a pas fonctionné, montrant ainsi que «l’échec» est «normal» et se produit dans chaque équipe et pays.

4.    La Technologie

Pour ces ateliers, nous avons utilisé deux types de logiciels: un pour la discussion et un pour enregistrer et partager des notes.

Pour parler et écouter, nous avons utilisé Zoom pour nos ateliers en Amérique latine, qui, selon les équipes, fonctionne mieux que d’autres plateformes similaires. Pour les ateliers en Asie et en Afrique, nous avons utilisé Microsoft Teams. Il est important de vérifier ce qui fonctionne le mieux dans chaque pays car la technologie joue un rôle primordial dans les réunions virtuelles!

Pour prendre des notes, nous avons utiliséMural, un tableau blanc collaboratif qui permet aux participants d’ajouter des «post-it» virtuels et des votes. Un avantage de Mural est la possibilité de zoomer et dézoomer, nous permettant de concentrer le contenu des quatre ateliers en un seul endroit.

Rétrospectivement, nous aurions pu passer plus de temps à expliquer comment utiliser le tableau blanc car certains participants ont rencontré des difficultés pour maîtriser l’outil. Mais cela a généralement bien fonctionné et de nombreux participants ont souligné que l’élément le plus utile pour leur travail futur était la découverte des tableaux blancs interactifs. La nouveauté technologique peut être une arme à double tranchants!

5.    Les éléments ludiques

Les équipes de Practical Action sont passionnées par leur travail… mais ajouter une touche de divertissement aux ateliers peut faire une grande différence, surtout dans une période où les interactions sociales entre collègues sont rares. Pour ce faire, nous avons utilisé des dessins animés pour les règles de base, en espagnol et en anglais, comme ceux-ci:

Nous avons également organisé des quiz dans chacun des ateliers, dans une «salle de jeux» dédiée sur notre tableau blanc. Des questions ont été préparées par une équipe différente à chaque fois, avec des questions surprenantes et non liées aux ateliers! Voici un extrait de notre «salle de jeux»:

Cet article est le dernier d’une série de quatre blogs pour approfondir le sujet des impacts à long terme:

·       Le blog n ° 1 de cette série aborde les concepts de durabilité et de pérennité, et pourquoi nous devons mieux les intégrer dans notre travail

·       Le blog n ° 2 rassemble nos discussions autour des projets passés: qu’est-ce qui a bien fonctionné et pourquoi? Quels facteurs soutiennent des changements pérennes?

·       Le blog n ° 3 discute de ce que nous pouvons faire maintenant pour mieux intégrer la réflexion «à long terme» dans notre travail actuel.

Contact: Emilie.marianne.etienne@gmail.com

Emilie Etienne, Pratique et Recherche sur les questions de pérennité. Précédemment Chargée de Programme Global chez Practical Action

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